Géza Buzás-Hábel – Hongrie

Pétition : Mettez fin au procès engagé contre l'organisateur de la Pride de Pécs !

Exigez du procureur général qu'il abandonne immédiatement les poursuites contre Géza Buzás-Hábel !

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Aidez-nous à mettre fin aux poursuites judiciaires engagées à l’encontre de Géza Buzás-Hábel !

Il risque jusqu'à un an de prison pour avoir organisé une Pride.

Depuis cinq ans, Géza Buzás-Hábel, enseignant et militant des droits humains, organise la Pride de Pécs, la seule Pride qui a lieu en Hongrie à l’exception de celle de Budapest. Il risque une peine de prison, car son engagement contre une nouvelle loi hostile aux personnes queer, introduite par le gouvernement hongrois, enfreint la loi.

Géza Buzás-Hábel, défenseur des droits humains et organisateur de la Pride de Pécs, risque une peine de prison. La police hongroise a ouvert une enquête le concernant pour « organisation d’un rassemblement interdit » et le procureur général a engagé des poursuites à son encontre.

La procédure repose sur la loi discriminatoire « Anti-Pride », en vigueur depuis l’année dernière. Sous prétexte de protéger les enfants, elle criminalise tout rassemblement qui visibilise et s’engage en faveur des droits des personnes LGBTI* en Hongrie. Malgré l’interdiction, la Pride de Pécs a eu lieu le 4 octobre 2025. Géza Buzás-Hábel et d’autres militant·e·x·s à l’origine de la Pride de Pécs l’ont maintenu, car l’importance critique de la manifestation queer dans le pays l’emportait sur le risque de répression imminent. Environ 5 000 personnes sont courageusement descendues dans la rue sous le slogan « Nous n’avons pas peur ». Elles ont soutenu les revendications officielles du « mariage pour tous » et de la modification de l’enregistrement du sexe pour les personnes trans. La Pride s’est aussi présentée comme un moment de commémoration des victimes LGBTI* de l’Holocauste. Ce fut une manifestation colorée et pacifique engagée en faveur de l’égalité des droits et célébrant la communauté queer. Mais elle n’a pas plu au gouvernement hongrois.

Le 10 octobre, Géza Buzás-Hábel a reçu une convocation officielle de la police, indiquant qu’il existait « des soupçons fondés qu’il ait commis une infraction pénale ».  Le 9 février 2026, le parquet a engagé des poursuites et transmis l’affaire au tribunal de district de Pécs. Il risque désormais jusqu’à un an d’emprisonnement.Les poursuites engagées à l’encontre de Géza Buzás-Hábel sont discriminatoires et incompatibles avec les droits fondamentaux à la liberté d’expression et de réunion. Elles constituent un nouveau durcissement de la répression à l’encontre des personnes queer en Hongrie.

Aidez-nous à mettre fin au procès engagé contre Géza Buzás-Hábel !

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Contexte

Géza Buzás-Hábel est homosexuel et issu de la minorité Rom. En tant que défenseur des droits humains, il s’engage pour les droits des Roms et des personnes queer. Il enseigne le romani et est originaire de Pécs.

En 2025, la Hongrie a renforcé la dynamique de répression concernant les droits des personnes LGBTI*, dynamique déjà en place depuis une décennie. La loi III de 2025 – connue sous le nom de   « loi Anti-Pride » et basée sur la « loi sur la propagande » de 2021 – est hostile aux personnes queer. Elle a été adoptée en mars par le Parlement dans le cadre d’une procédure d’urgence et est entrée en vigueur en avril. La nouvelle loi interdit les rassemblements qui sont jugés contraires à la « loi sur la propagande » de 2021. Cette loi présente à tort la visibilité des personnes LGBTI* comme « nuisible » pour les enfants et interdit la « représentation et la promotion » de la sexualité et de la diversité de genre auprès des personnes de moins de 18 ans. Elle autorise également les autorités à utiliser la reconnaissance faciale pour identifier les participant·e·x·s et à infliger une amende pouvant aller jusqu’à 200 000 forints (environ 500 euros) à toute personne participant à ces rassemblements interdits. Les organisateur·rice·x·s d’un rassemblement interdit risquent aussi des poursuites pénales et des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à un an. La loi a été utilisée par les autorités pour interdire à titre préventif la Pride de Budapest et celle de Pécs. La société civile a toutefois opposé une résistance : en juin 2025, la plus grande Pride de l’histoire de Budapest a eu lieu, avec 300 000 participant·e·x·s

 

Lettre au procureur général de Pécs, István Takács

Monsieur le Procureur général,

Je suis profondément préoccupé·e·x par les poursuites pénales engagées à l’encontre du militant des droits humains Géza Buzás-Hábel au nom de l’organisation de la Pécs Pride du 4 octobre 2025. L'organisation d'une Pride ne devrait pas constituer un délit. Or, plutôt que de classer l'affaire qui concerne Géza Buzás-Hábel, votre administration s'est adressée au tribunal de district de Pécs afin d'engager des poursuites pénales à son encontre. Si l'affaire est portée devant les tribunaux et que Géza Buzás-Hábel est reconnu coupable et condamné, il risque jusqu'à un an de prison.

La décision policière de déclarer la Pécs Pride de septembre 2025 comme « rassemblement interdit » était arbitraire et discriminatoire et reposait exclusivement sur la « loi anti-Pride » entrée en vigueur en avril 2025. Cette interdiction et la loi elle-même ont été critiquées par des organisations régionales et internationales pour leurs caractères rétrogrades, discriminatoires et contraires aux normes en matière de droits humains. L'organisation d'un rassemblement pacifique en faveur de l'égalité, des droits humains et de la mémoire est régie par divers traités régionaux et internationaux relatifs aux droits humains auxquels la Hongrie est partie.

La communauté internationale suit de près la situation de Géza Buzás-Hábel et les récentes poursuites pénales engagées à son encontre. Elles constituent une escalade alarmante de la criminalisation de la liberté d'expression et des rassemblements pacifiques des personnes LGBTI* en Hongrie.

L'organisation d'une marche des fiertés est un acte de courage, de solidarité et d'espoir. Je vous demande donc instamment d'abandonner immédiatement les poursuites engagées à l’encontre de Géza Buzás-Hábel et de mettre fin à la procédure qui le concerne, car il ne peut être poursuivi pénalement pour avoir exercé ses droits humains.
Cordialement,


Destinataire :

District Prosecution Office of Pécs
Dr. István Takács, Chief Prosecutor
Jókai utca 26
7621 Pécs
Hungary

Fax: + 36 72-518-946
Email: pecs@mku.hu
X: @ProsecutionHu

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